CANAL FOOTBALL CLUB
Communiqué de presse

DIMANCHE 9 AVRIL 2017 - CANAL+

Interview CANAL FOOTBALL CLUB

Frédéric ANTONETTI

« Je suis prêt à m’investir en tant qu’actionnaire principal à Bastia »


L’ex entraineur du LOSC a accordé un entretien exclusif au CANAL FOOTBALL CLUB. Il revient sur son limogeage du banc lillois et évoque l’avenir. Principaux extraits de l’entretien :



Le retour à une vie ‘normale’, plus calme, c’est un choc?

« C’est un choc. C’est la première fois que je vivais un limogeage, c’est violent, on met beaucoup de temps à s’en remettre. Je savais que ça allait être une saison difficile, au mois de Juillet. (…) je ne voulais pas continuer. »


Vous ne vouliez pas continuer en Juillet 2016?

« Non, je ne voulais pas continuer parce que je sentais que ça allait être difficile de continuer sur la dynamique que l’on avait créé. (…) Si j’avais écouté ma raison, je serais parti. C’était un choix de coeur et je ne regrette jamais les choix de coeur, même si j’ai été un peu le dindon de la farce. »


Quelles ont été vos erreurs?

« Des erreurs de composition d’équipe, des erreurs de constitution d’effectif aussi. Il y avait des trentenaires, je savais qu’ils n’allaient pas trop jouer, et les trentenaires, quand ils ne jouent pas, ce sont des poids morts, ils vous tirent vers le bas, ils vous plombent l’ambiance. J’en ai cinq qui dans ce rôle là ont été décisifs, notamment quand on a parlé du changement de propriétaire, à ce moment ils ont joué un rôle déterminant dans le vestiaire. Chacun a sa conscience. »


Rio Mavuba a dit que vous l’avez humilié…

« C’est un mot très fort, je n’ai pas compris qu’il dise ça. Quand je suis arrivé, j’ai dit que je voulais retrouver le Rio Mavuba de 2014, et que je voulais l’aider. Simplement, Rio, sous ses allures de gentil garçon, je pense que le football n’est plus son centre d’intérêt numéro 1. (…) Il aime beaucoup la vie parisienne, ce n’est pas un secret.  Avec moi ce n’est pas compatible, avec moi il faut aimer le foot. »


Le téléphone n’a pas sonné cet hiver?

« Bastia m’a sollicité. Les conditions n’étaient pas réunies pour que je revienne à Bastia en état d’urgence. (…) Le retour peut se faire dans certaines conditions, ça m’intéresse. Un rôle plus élargi. (…) A Bastia, je ne reviendrai que si j’ai les pleins pouvoir, sur le plan sportif et sur le plan financier. Que je n’ai pas à dépendre d’une décision d’actionnaire. (…) Je suis prêt à m’investir en tant qu’actionnaire principal. Je suis prêt à prendre des risques financiers. Je peux faire entraineur deux trois ans, ça fait économiser un salaire. J’ai l’expérience, je peux diriger un club mais j’ai aussi la possibilité de trouver un club ou je vais entrainer. »



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