Communiqué de presse
Mardi 7 juin 2016


Soirée Miklós Jancsó 
Le samedi 25 juin sur CINÉ+CLASSIC

ROUGES ET BLANCS à 20H45 suivi de LES SANS-ESPOIR à 22H30

Miklós Jancsó est un réalisateur hongrois réputé pour la virtuosité de sa caméra et la teneur engagée et humaniste de son cinéma. Il signe une oeuvre complexe et intelligente sublimée par une mise en scène époustouflante récompensée à Cannes en 1972 pour PSAUME ROUGE.



© 1967 Mafilm/Mosfilm -  © 1966 MAFILM IV. Játékfilmstúdió

ROUGES ET BLANCS

1967  97' • Hongrie

Film de Miklós Jancsó avec Jozef Madaras, Tibor Molnar et Andras Kozak

Russie 1918. A la suite de la révolution bolchévique de 1917, la guerre civile fait rage. Le film raconte les affrontements sanglants entre l'armée blanche, opposée à l'amée rouge, et les partisans soviétique.

Miklós Jancsó exerce une fascination, celle du mouvement, et a souvent été comparé à Max Ophuls ou Stanley Kubrick dans l’utilisation virtuose qu’il fait du plan séquence. Formellement le film est froid, implacable, comme les rails sur lesquels la caméra glisse et que rien ne semble arrêter. Le drame ne surgit pas de la confrontation des personnages entre eux qui s’exécutent mutuellement, donnant l’impression que la mort advient de manière aléatoire et automatique, mais de la confrontation des personnages à l’espace et au temps. La maitrise de la mise en scène de Miklós Jancsó est impressionnante, chaque plan séquence devenant un véritable ballet en plan large particulièrement macabre, tant ceux-ci révèlent la mécanique de l’exécution. Ce sens de la composition donne lieu à des séquences d’une beauté formelle extraordinaire. Le contexte historique est transcendé par le réalisateur, ce qui ressort de ces longs plans séquences étant avant tout l'absurdité la guerre.


LES SANS-ESPOIR

1965  97' • Hongrie

Drame dMiklós Jancsó avec Janos Gorbe, Zoltan Latinovits, Tibor Molna 

A Budapest en 1869 les sans-espoir sont vus comme les défenseurs de la liberté par le peuple mais sont considérés comme des brigands par les autorités du fait de leur implication dans la guerre d'indépendance de 1848. Gédéon Raday, nommé commissaire général, est chargé de retrouver ces bandits. Il enferme nombre de paysans dans un fortin dans le but de démasquer les rebelles. De chantage en fausses promesses, ils sont montés les uns contre les autres et encouragés à dénoncer leur chef Sandor.

Le réalisateur hongrois signe un film historique et politique d'une grande dureté. Il utilise les événements de 1848 pour évoquer librement des phénomènes plus généraux, dénonçant les méthodes d'un pouvoir despotique. Les mécanismes de répression sont appuyés par le silence qui court presque tout le long du film et Miklós Jancsó choisit des déserts humains pour filmer ses personnages, comme fasciné par les espaces vides qui mettent en relief les tensions manifestes d'hommes que l'espoir a quittés.

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